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Santé #1 : L'annonce

Partie 1:

Par où commencer ?

On m'a dit il y a peu qu'il faudrait que je prenne le temps d'écrire ce qu'il m'arrive, de cette manière cela pourrait :

  • Aider et soutenir les jeunes femmes qui ont des soucis important de santé en leur montrant qu'elles ne sont pas seules et qu'il y a toujours une lumière à la fin du tunnel
  • Permettre à mon entourage de comprendre ce que je ne dis pas oralement
  • Extérioriser ce que je ressens en posant des mots sur mes maux.

 

 

Tout commence lorsque je suis en train de passer mon baccalauréat en juin 2015.

Après différents symptômes tel que la fatigue (je m'endors un peu en pleine épreuve), des maux de ventre et différents facteurs que jusqu'à là le monde médical me disait d'ignorer, me voilà en train de passer une échographie et une IRM juste après le bac.

Surprise ! "Vous avez une grosse masse qui s'est développé autour de votre ovaire droit, il va falloir vous opérer d'urgence, c'est en train de pousser vers l'intérieur de votre organisme, sur vos reins, votre foie"...

Honnêtement, j'étais jeune et innocente, je venais de fêter mes 18ans, j'étais pleine d'ondes positives, j'avais une foi extrême en la science, de ce fait je réalisais pas vraiment ce qu'il m'arrivait. J'étais dans l'euphorie du début d'été, d'avoir passé les épreuves du bac, je ne m'y attendais pas du tout.

Puis, les choses deviennent un peu plus concrètes lorsque je rentre à l'hôpital. Je vois un anésthésiste, qui compatis, me dis qu'il est de tout coeur avec moi. Mais, encore là ça effleure mon esprit. Des prises de sang avant l'opération, les douches de bétadine, la petite pastille pour ne pas stresser pour l'opération.

Et puis, lendemain matin, première heure :

Mercredi 7 juillet 2015 -> Tumeur de 3kg & Ovaire droit enlevé.

 

 

Imaginez aussi l'état de ma petite maman qui ce jour là allait savoir si sa fille avait eu son baccalauréat et quel allait être l'envergure de cette opération en urgence pour une pathologie encore peu connue du bataillon.

 

 

Santé #1 : L'annonce
Dédicace au joli cadeau de ma marraine

Dédicace au joli cadeau de ma marraine

Partie 2:

Alors voilà, c'était fait. Une tumeur de 3kg et un ovaire en moins. Première grosse cicatrice pour une jeune femme de 18 ans. Mon corps met un peu de temps à se remettre mais j'ai de la chance d'être bien entourée. Je ne réalise pas encore vraiment ce qu'il vient de m'arriver, ni ce que cela implique pour une femme d'avoir un ovaire en moins, je m'en fiche, j'ai juste hâte de me remettre et profiter à fond de mon été.

Cet été là, c'était aussi le début d'une belle histoire d'amour avec un homme que je n'oublierai jamais, qui chaque jours me donnait le sourire, m'aidait à marcher, m'emmenait balader, me divertissait d'une façon ou d'une autre. J'avais l'impression d'être dans un rêve. Il m'était arrivée la pire chose de ma vie, mais aussi la plus belle dans le même laps de temps. Et puis, qui dit baccalauréat en poche, dit études universitaires !

Ainsi, je voulais un nouveau départ, loin mais pas trop, un juste milieu : Aix en Provence.

 

Quel bonheur de se balader là bas, entre les fontaines, les petites rues, le Sud comme on l'aime. Comment ne pas tomber amoureuse. Je veux être au coeur de la vie. Je veux profiter de la vie. Je veux vivre!!!

 

 

 

 

 

 

 

Ma petite maman me gâte et me loue un studio au centre du centre-ville même, au coeur de la ville ! Je suis heureuse. Je découvre les joies d'être indépendante dans un appartement, dans une ville inconnue mais dynamique, active, jolie & étudiante. Je fais par la suite 48h après mon installation à Aix : la rencontre d'une super bande de copains à la caisse de Monoprix (Seb, James c'était votre heure de gloire!). Je suis comblée.

 

Mon année universitaire commence tranquillement, je découvre les cours de ma licence (MIASHS : Maths Informatiques Appliqués) dans une faculté d'économie, pourquoi pas pour l'instant c'est chouette.

Mais bon, ça aurait bien trop facile que tout se passe aussi bien voyons..! Fin octobre, je reçois un coup de fil de mon chirurgien : il serait nécessaire suite aux résultats des analyses de ma pathologie de me réopérer.

Et là..BOUM..c'est le drame.. j'ai eu trois mois de délai, et il faut que ça recommence ?? Pourquoi, qu'ai-je fais, pourquoi moi, pourquoi maintenant tandis que tout se déroule parfaitement ?

Ainsi va s'en suivre une suite d'évènements :

  • Mardi 10 novembre 2015 : opération d'exploration comme ils disent (trois points dans le ventre pour observer si j'ai bien compris : une célio) 
  • Mardi 10 novembre 2015 : rupture avec mon petit-ami
  • Vendredi 13 novembre 2015 : Attentats du bataclan

Silence radio.

Dans ma chambre, je fais la rencontre d'une jeune fille de mon âge géniale : Sophie. Elle aussi a des sacrés problèmes de santé. On devient amie, on partage nos soucis de santé ensemble, on fais les connes, on rigole. Qu'est-ce qu'il est bon de pouvoir partager ça avec quelqu'un. En sortant de l'hôpital, je suis malheureuse à un point inimaginable. J'ai l'impression d'être une âme dans un corps. On vient de me charcuter le corps, encore une fois, mon corps m'abandonne, mon copain m'abandonne. Je veux être seul. Dimanche 15 novembre : je supplie ma mère de me laisser rentrer à Aix en Provence. Elle s'imagine que je vais retourner en cours, revoir mes amis, sortir me détendre les idées.

Je reste presque une semaine dans mon studio, les volet fermés, à me nourrir de pas grand chose, ne voulant voir personne, refusant toutes visites. Sauf une, celle d'une infirmière qui pendant quelques semaines doit m'administrer des piqûres post-opératoires. Je fais mine d'aller bien, de ranger tout mon bordel lorsqu'elle arrive. Je suis fatiguée de les entendre avoir de "la compassion pour moi". Laissez moi en paix. "Oh ma pauvre, ce doit pas être facile de perdre un ovaire, c'est comme si on perdait une part de sa féminité après tout". VA TE FAIRE FOUTRE CORDIALEMENT.

Et puis merde, mes cours m'emmerdent, les gens de ma classe (oui, nous étions 30 dans cette licence) me jugent de mes absences, il ne savent rien, qui sont-ils pour me juger ainsi. Je continue mes monologues par sms avec cet homme qui me paraît maintenant si loin, si étranger. Je ne le reconnais pas, il n'aurait jamais fait ça. Avec qui ai je passé tous ces mois, de qui suis-je tombée amoureuse ? Ce n'était tellement pas le bon moment pour m'abandonner. Et puis à Noel, une belle petite infection qui me vaut un ptit jour à l'hôpital..AGAIN, ce n'est rien comparé à ce que j'ai eu, mais c'est assez pour ressentir une nouvelle fois cette sensation du "Je ne suis qu'une âme dans un corps".

Quelques semaines plus tard, je recommence à sortir, à aller boire un verre ici et là, faire la fêter, dépenser tout l'argent qu'on ne me demande pas. Je revis petit à petit, reprends goût aux choses, à la vie, on m'appelle "Fanny mielleuse", je m'extasie devant tout, je rie et sourie à tout. Mes amis m'ont sauvés sans le savoir vraiment. Les mois défilent, je décide de profiter de la vie comme si j'allais mourir demain, essayer toutes les choses que je n'ai jamais faite, il me faut du neuf, il me faut de l'invraisemblable, je veux sentir, je veux vivre, je veux me laisser guider avec le vent.

J'assiste à des conférences, à des jam session, je vais au musée, je recommence la musique, je me promène, je recommence à faire des photos, je vais en festival pour la première fois, je rattrape ces moments qui me semblaient perdu à jamais. Malgré tout, ma famille a réalisé que je n'allais pas bien avec peut- être un peu de  retard, mais, on ne peut pas les blâmer, j'ai tout fait pour cacher cette souffrance pour qu'ils ne s'inquiètent pas pour moi. J'ai passé de merveilleux moments à Aix en Provence, ces quelques mois post opératoire m'ont permi de prendre du recul sur les choses, de mieux me connaître, savoir qui j'étais, à quoi j'aspirais, m'ont permis de me retrouver et tous ces moments de joie que j'ai partagé avec mes amis aixois sont gravés à jamais dans mon coeur car ils ne sauront jamais l'impact considérable qu'ils ont eu dans ma vie, me permettant de ne pas faire de bêtises. Ainsi, je quitte Aix en Provence fin mai, avec un peu de chagrin, mais ce n'est qu'un aurevoir, merci pour ces joli moments.

Partie 3 :

Année 2015/2016 à la poubelle. Maintenant, une nouvelle année commence :

Septembre 2016 = Nouvelle formation (Licence Infocom qui adhère bien mieux à ma personnalité) dans une autre ville (Nice).

Dans le même esprit du "Tentons des choses nouvelles, il ne faut pas avoir peur de l'inconnu", cette année je souhaite faire une coloc.

 

Coup de chance, le hasard est bien fait : début septembre, un super appartement dans le centre-ville, plus grand que celui d'Aix en Provence et un peu moins cher. Perfetto. Le ptit plus ? Zut..je l'ai pas encore dit !

Un super coloc qui vient tout droit d'Ardèche, plus cool que lui, impossible ! Je suis heureuse, je suis comblée, j'ai une licence de com qui adhère déjà beaucoup plus à mes valeurs que celle de l'année dernière (mais cela reste ultra théorique, j'ai tendance à préferer le pratique..) Tout va bien dans le meilleur des mondes.

Je découvre les joies de la coloc, de pouvoir parler à quelqu'un le soir en rentrant, faire de la musique dans le salon, pouvoir piquer dans le plat de l'autre quand t'as la flemme de faire à manger, faire le ménage ensemble et organiser des soirées ensemble, c'est super chouette !

Mais non..il fallait bien qu'en cette nouvelle année 2017 (année impaire, comme 2015), ma petite pathologie fasse des siennes !

Je m'en vais faire début janvier 2017, quelques jours après le nouvel an, ce que l'on appelle dans le domaine : des examens médicaux de contrôle. Vous savez, c'est ces examens  où tu une chance sur deux que lorsque tu ressors de là, on te trouve quelque chose. C'est assez stressant en soit.

Et là, après une longue IRM : "Mademoiselle, vous avez quelque chose de louche dans le ventre : il va falloir vous réopérer" .

Oh, vous savez, l'hôpital et moi ça commence à se connaître. Je n'ai pas peur. Je suis pleine d'ondes positives, je suis bien entourée, il n'y a pas de raisons, tout va bien se passer. Par contre, si vous pouviez faire ça pendant les vacances, ce serait plutôt cool. Par rapport à mes cours, j'ai pas trop envie de refoutre mon année en l'air.

La vérité c'est que ça me gonfle. Je pensais en avoir fini avec ça. Cela ne va donc jamais me lâcher ?

Envie d'être seule. Les gens me gonflent, tout me gonfle, leave me alone. Personne ne peut comprendre. Depuis que je suis née, j'accumule les pathologies une à une. J'étais petite que déjà je prenais une bonne dose de médicaments pour mon asthme, mon eczema, mes allergies diverses et variées. C'est pas bientôt fini namého?

Fanny : arrête de te plaindre et de te lamenter sur ton sort. Tu es bien plus forte et courageuse que ça, reprends toi bordel.

 

 

 

C'est reparti mon kiki !  Vendredi 10 février 2017

C'est reparti mon kiki ! Vendredi 10 février 2017

Hop, Vendredi 10 février 2017 : C'est reparti, une belle petite opération. Je reconnais le personnel, pas eux. Le brancardier qui m'amène à salle de l'opération en revanche oui, il me sort cette jolie phrase qui me fait doucement sourire "Je préfererai te recroiser à la caisse d'un supermarché qu'à chaque fois te revoir dans ce lit". Il est adorable. En revanche, la seule frayeur que j'ai est l'anésthésie génerale. Je la supporte de moins en moins bien. Lors de la phase de réveil, mon coeur se met à battre très très vite pendant quelques heures, je lutte, parce que j'ai peur de ne jamais me réveiller, j'ai peur de mourir, j'ai peur de ne plus respirer, il ne faut pas que je me rendorme. (Tandis que tous me disent de dormir paisiblement, ils ne comprennent pas ma frayeur).

Honnêtement ? Cette opération c'était pas grand chose par rapport aux autres, je suis heureuse de sortir de l'hôpital.

Partie 4 :

Mon chirurgien m'appelle le vendredi 3 mars 2017, elle veut me dire quelque chose mais pas au télephone, je dois me présenter à l'hôpital le soir même. Je reste pleine de positivité, me disant que quoi qu'elle dise, j'y ferai face. On m'annonce ce soir là qu'il va falloir me réopérer au plus vite car d'après ma précédente opération il y a trois semaine de cela : ma tumeur a récidivé. Ainsi deux choses vont se mettre en place :

  • Une opération le Vendredi 17 mars 2017
  • Une chimiothérapie le lundi 27 mars 2017

Elle commence à bien me connaître ma chirurgien. Je refuse immédiatement toutes intervention : "Ah mais c'est mort, c'est fini tout ça moi, je veux plus être un objet scientifique qu'on triture ici et là" les sanglots à la gorge, le ventre qui se noue. Et puis je pense à lui, cet homme qui vient tout juste de débarquer dans ma vie. N'est-ce pas hyper égoiste de lui imposer ça ? Il ne mérite pas ça. Je ne supporterai pas qu'on m'abandonne à nouveau, mon coeur ne supportera pas, c'est mieux si c'est moi qui volontairement, de mon plein gré, le met de côté comme ça je ne prends pas le risque de souffrir. Finalement, il arrive à me raisonner, trouver les mots juste pour m'apaiser, me rassurer. J'ai d'autres choses à penser au jour d'aujourd'hui. C'est drôle la vie parce que, vous savez, le bonheur se trouve parfois juste en dessous de nos yeux, il faut juste savoir l'apercevoir, le saisir.

Honnêtement ? Pour l'instant la seule chose qui m'effraie, c'est pas l'opération, c'est pas les mois à venir qui vont être je suppose difficile, mais la chimiothéraphie = INCONNU COMPLET AU BATAILLON. Je veux pas perdre mes cheveux moi ?

Du coup, forcément..après une nouvelle pareille, toute la famille est au courant, les amis petit à petit, je commence à recevoir une avalanche de messages aussi joli les uns que les autres. On m'appelle pour me conseiller tel ou tel médecins, acheter ces produits, ces plantes. Mais honnêtement ? J'ai encore beaucoup de mal à réaliser. Toutes mes larmes sont parti le soir où on m'a annoncé la nouvelle, maintenant les rendez vous chez les médecins ne me font plus rien, j'écoute ce qu'on me dit et reste relativement passive.

Malgré tout, j'ai eu le temps de digérer la nouvelle : Comme toutes choses, je vais surmonter ça (enfin je parle de moi..mais plutôt TOUTE ma famille). Car quand quelqu'un a une pathologie, tout son entourage est impacté d'une façon ou d'une autre. Je reste très positive, chaques choses va se faire en son temps, il y a une solution à tout, il ne faut pas dramatiser. Je ne veux pas de compassion, de pitié : il ya tellement pire dans la vie, des gens qui affrontent des pathologies bien plus difficiles. Il faut savoir RELATIVISER. Prendre du recul, la vie est belle après tout j'en doute pas une seconde et je la savoure chaque jour un peu plus qu'hier.

La suite au prochain épisode comme ils disent..

(Sur cette photo, je m'imagine, me projette, un foulard autour du crâne) : Chose à ne pas faire -> Aller sur Internet pour chercher des réponses à mes questions, non non non.

Je m'imagine, me projette : IT'S NOT A BIG DEAL FANNY

Je m'imagine, me projette : IT'S NOT A BIG DEAL FANNY

Bilan des opérations passées & futures
  • Mercredi 7 juillet 2015 : Tumeur ovarienne de 3kg + ovaire droit en moins
  • Mardi 10 novembre 2015 : Opération d'exploration (célio)
  • Mercredi 23 décembre 2015 : Infection qui n'a rien à voir avec la pathologie concernée =  opération en ambulatoire
  • Vendredi 10 février 2017 : Opération d'exploration (célio) après IRM suspecte
  • Vendredi 17 mars 2017 : Opération pour enlever une partie du péritoine

 

  • Lundi 27 mars 2017 : Début de chimiothérapie

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Commenter cet article

Michel 26/04/2017 15:45

J'ai des nouvelles par Betty ...
bon courage à toi, gardes le moral ! gros bisous

Elizabeth 09/04/2017 19:05

Je suis sûre que tu as rechargé les batteries pendant cette semaine et que tu
vas reprendre ton traitement avec le plein de courage;gardes le moral
on te fait plein de gros bisoux
Elisabeth

Elizabeth 26/03/2017 19:31

On pense très fort à toi;nous sommes sûrs que tout va bien se passer dans les jours
à venir;on t'envoie le plein de courage et de gros bisoux...

Eliabeth Cursoux 16/03/2017 17:30

Fanny,on pense beaucoup à toi;je suis sure que tout va bien se passer demain;
tu seras courageuse pour faire tout ce qu'il faut pour bien te soigner et guèrir;
Je t'envoie plein de gros bisoux;à bientôt...

cathy 13/03/2017 13:04

Bonjour ma douce Fanny,
Je te découvre une peu plus encore dans cette belle énergie créatrice qui te caractérise. C'est bien cette idée de blog, tu peux ainsi t'exprimer librement et recueillir, voire accueillir ce que tu veux : du soutien, des idées, des "tuyaux" et aussi tout ce qui peut te faire du bien, ce qui est porteur pour toi et qui le sera peut-être aussi pour d'autres.
Alors, je suis un colibri qui amène sa petite trouvaille du jour. En effet, j'ai trouvé pour toi une jeune femme qui est en train de créer sa boîte. Elle est passée par l'épreuve chimiothérapie et a inventé un système sympa de turbans faits avec des matières délicates pour que le crâne soit enveloppé avec douceur et de franges qui sont glissées sous les turbans. Le résultat est assez sympa. Cela s'appelle les Frangynes et tu peux aller voir ça sur http://www.madmoizelle.com/les-frangynes-alternative-perruques-cancer-715209. Vas jeter un coup d'oeil, l'idée et le projet de la fille vont sûrement te plaire et en plus tu pourrais lui faire plein de photos.
Des bisous ma belle A bientôt Cathycolibri